Historique


École des Cheminots

Pavillon de Saint-Rémi

Il faut remonter à la fin des années 1800 pour retrouver les traces de la première école construite sur le territoire de la paroisse Saint-Rémi-de-Métis, alors désignée comme un « arrondissement ». Cette agglomération a été créée peu après le déménagement des usines de la compagnie Price, de Grand-Métis au bout du 2e rang.

La deuxième école a été construite en 1907, rue des Écorces (qui deviendra la rue du Couvent). Cette école qui comptait alors trois classes servira aussi de chapelle jusqu’à la construction de l’église. La croissance démographique justifiera par la suite son agrandissement et l’ouverture de plusieurs écoles de rang. En 1920, on note l’arrivée des religieuses enseignantes de la congrégation du Saint-Rosaire. L’école devient « le couvent ».

En 1956, plusieurs achats de terrains se sont succédé, dans le secteur. La population disait alors que les autorités de la Commission scolaire locale se rendaient très souvent chez le notaire! Le couvent sera démoli en 1957, année où la Commission scolaire de Saint-Rémi-de-la-rivière-Métis fera construire une nouvelle école. Plusieurs résidences ont été achetées par la Commission scolaire et la rue du Saint-Rosaire est même disparue pour permettre la construction du nouvel édifice de 2 880 mètres carrés. Vingt-quatre classes y ont été aménagées ainsi qu’une résidence pour les religieuses qui a été reconvertie, pour un moment, en résidence pour personnes âgées à la fin des années 60.

S’étendant sur 630 mètres carrés, la résidence des religieuses comptait 21 chambres, un réfectoire, un parloir et une chapelle. Les soeurs de la congrégation de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire bénéficiaient également d’une galerie couverte leur permettant de faire quelques pas à l’extérieur, surtout le soir.

La clientèle a diminué de façon sensible depuis une vingtaine d’années, mais cette école a déjà accueilli plus de 500 élèves. S’il fallait reconstruire cet édifice dans sa forme actuelle, l’investissement global s’élèverait à trois millions de dollars.

Aujourd’hui, le pavillon de Saint-Rémi fait partie de l’école des Cheminots qui réunit aussi les pavillons des Quatre-Vents, à Saint-Octave, et de l’Envol, à Métis-sur-Mer.

Pavillon des Quatre-Vents

L’école de Saint-Octave est le premier établissement d’enseignement qui a été construit dans ce secteur. Le couvent des sœurs de la congrégation du Saint-Rosaire a ouvert ses portes en 1915. Il a été édifié tout près de l’église, sur le terrain où l’on retrouve actuellement le pavillon des Quatre-Vents.

Le couvent regroupait les élèves du village alors que les écoles de rang desservaient les autres secteurs de la paroisse de Saint-Octave. On désignait alors l’établissement sous le nom d’« École d’enseignement primaire supérieur ». On retrouvait un petit clocher qui se voyait de loin sur le toit de l’école! Vers 1930, les religieuses ont investi beaucoup d’efforts dans l’aménagement d’une bibliothèque qui comptait « de bonnes lectures appropriées aux enfants, même pour les tout-petits ». À cette époque, le couvent de Saint-Octave se distinguait également par le développement de plusieurs activités pour les élèves : cercles de jeunes naturalistes, agriculture, enseignement ménager, cours de dessin, menuiserie. Les productions des élèves étaient mises en valeur dans le cadre d’expositions.

Le 2 janvier 1942, à l’heure où les paroissiens assistaient à la messe, un jour de tempête, un incendie a complètement détruit le couvent, à tel point qu’il a été impossible de sauver quoi que ce soit du sinistre. On dit alors que le courage des religieuses, de M. le Curé et des gens de la Commission scolaire a été à la hauteur de l’épreuve! Durant les mois qui ont suivi, les cours ont été dispensés dans la salle de la Fabrique. Après avoir effectué plusieurs démarches, la Commission scolaire locale a obtenu le versement d’un octroi pour permettre la construction d’une nouvelle école.

En 1943, la nouvelle école couvrant 925 mètres carrés s’est élevée sur le terrain du couvent incendié. L’édifice comprenait quatre classes réparties sur un étage, le sous-sol où était aménagée une salle polyvalente comprenant une scène ainsi qu’un étage où étaient regroupés les appartements des religieuses : chambres, réfectoire, chapelle, parloir.

En 1968, les locaux qui étaient jusqu’alors occupés par les religieuses ont été reconvertis, principalement en salles de classe. On a également procédé à la mise à niveau de l’édifice en matière de sécurité.

Au cours des années, l’école de Saint-Octave aura tour à tour accueilli des élèves du primaire et du secondaire, uniquement des filles et des clientèles mixtes. Après un séjour de plusieurs années à la salle municipale, les garçons sont revenus définitivement à l’école à la fin des années 50 et à partir de 1962, l’école de Saint-Octave accueillera uniquement une clientèle du primaire.

Aujourd’hui, le pavillon des Quatre-Vents accueille des élèves du préscolaire et du primaire des municipalités de Saint-Octave et Padoue.

Pavillon de l’Envol

Une maison-école a été construite au cœur du village de Les Boules en 1959, pour la modique somme de 6 500 $. S’étendant sur 310 mètres carrés, cette maison-école pouvait accueillir 125 élèves, répartis en quatre classes.

Deux ans plus tard, il devint évident que la paroisse avait besoin d’une nouvelle école, plus vaste, pour répondre aux besoins d’une population en croissance. En juin 1961, on donna le feu vert à la construction du couvent Notre-Dame-de-la-Compassion, un édifice s’étendant sur 1630 mètres carrés. Une aile complète de l’école sera réservée aux religieuses de la congrégation du Bon-Pasteur qui y établiront leur résidence. Dans l’autre partie, on retrouvait huit salles de classe et une grande salle comprenant une scène. L’école a été dirigée par les religieuses durant près de 10 ans.

La construction du couvent a exigé un déboursé de 165 000 $. Les prévisions initiales ont été largement dépassées, tellement qu’il a fallu attendre plusieurs années avant de songer à aménager la cour d’école. Le projet de construction a été complété à travers des démêlés juridiques entre le constructeur et la Commission scolaire de l’époque. Les élèves ont finalement pu entrer dans leur nouvelle école à l’automne 1962 et l’aménagement de la cour de récréation a été complété en 1965. Les écoles de rang du secteur de Les Boules ont fermé leurs portes durant ces années.

À la fin des années 60, plus de 200 élèves fréquentaient l’école. Deux facteurs ont ensuite amené une diminution marquée de la clientèle : l’ouverture de l’école polyvalente, à Mont-Joli, et la relocalisation d’un grand nombre d’employés d’Hydro-Québec à Rimouski qui a obligé plusieurs familles à quitter Les Boules. La décision de relocaliser les bureaux d’Hydro-Québec à Rimouski, en 1971-1972, a eu un impact majeur sur le développement de la municipalité de Les Boules.

Deux enseignantes ont particulièrement marqué la vie de l’école, Jacqueline Côté et Rolande Quimper, qui y ont enseigné ensemble durant 24 ans.

L’école l’Envol, qui portait donc initialement le nom de Notre-Dame-de-la-Compassion et qu’on identifiait aussi sous le nom de « Couvent du Bon Pasteur », n’a pas connu de transformation majeure, au cours des années. Si on avait à la reconstruire aujourd’hui, il faudrait investir la coquette somme de 1 660 000 $!

L’histoire de la municipalité a aussi été marquée par un drame, le 26 janvier 1994, alors qu’une maison située près de l’école a été détruite par un incendie. Quatre enfants ont perdu la vie dans cette tragédie, dont deux qui fréquentaient l’école.

En 1998, alors que se fusionnaient les commissions scolaires La Neigette et de La Mitis, un concours a été organisé par le comité d’école pour trouver un nom à l’établissement qu’on appelait encore, dans la paroisse, « le Couvent ». Une élève, Valérie Bernier, a suggéré « l’Envol », un nom qui a bien sûr été retenu. L’école était alors dirigée par Alain Dubé.

Aujourd’hui, le pavillon de l’Envol accueille les élèves du primaire de la municipalité de Métis-sur-Mer.